L’IoT, ce n’est pas seulement la maison du futur

IoT signifie « Internet des objets ». Une caméra accessible à distance, une montre qui synchronise ses mesures ou un capteur piloté par une application en sont des exemples. La connexion peut passer par le Wi-Fi, le téléphone ou une passerelle.

Le risque ne se limite pas à l’objet : l’application et le compte du fabricant font aussi partie de la chaîne. Un équipement discret peut traiter des images, des habitudes de présence ou des données personnelles. La CNIL explique ces échanges et les précautions de confidentialité.

Avant l’achat : poser les bonnes questions

Demandez comment les mises à jour sont fournies, quelles fonctions exigent un compte en ligne et si les données peuvent être supprimées. Vérifiez la documentation du fabricant et la possibilité de modifier les paramètres d’accès. Notre conseil : considérez un produit sans support identifiable comme un risque à évaluer, même si son prix paraît intéressant.

À l’installation : sécuriser toute la chaîne

  • Remplacez les identifiants par défaut lorsqu’ils sont communs ou faibles.
  • Installez les mises à jour de l’objet et de son application.
  • Protégez le compte associé avec un mot de passe unique et une seconde vérification si elle est proposée.
  • Désactivez les fonctions et partages dont vous n’avez pas besoin.
  • Dans une structure professionnelle, faites vérifier les accès réseau par la personne qui l’administre, plutôt que d’ouvrir un accès Internet pour « que cela fonctionne ».

Ces gestes s’appuient sur les recommandations IoT de Cybermalveillance.gouv.fr.

Une caméra protège-t-elle toujours votre boutique ?

Prenons un exemple fictif : l’installateur conserve le même compte pour plusieurs clients. La caméra fonctionne, mais le propriétaire ne maîtrise pas les accès. À la remise de l’installation, demandez donc qui peut se connecter, qui reçoit les alertes et comment retirer un utilisateur.

Avant une revente ou un remplacement, dissociez les comptes et effacez les données selon la notice ; une simple mise hors tension ne réalise pas ces opérations. Ces précautions de fin d’usage sont également décrites dans la fiche CNIL sur les objets connectés.

Repères vérifiés le 16 octobre 2026. Pour un objet médical, une alarme ou un dispositif critique, faites valider toute modification par le responsable ou le fabricant.